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Vitalité des collectivités

Santé des collectivités

En plus de contribuer à la qualité de l’eau et à la santé des écosystèmes, la conservation du territoire est importante à la santé et la sécurité des personnes.

Près de 40 % de la superficie du territoire du bassin du lac Champlain est protégée (Figure 20). Le parc Adirondack dans l’État de New-York, la forêt nationale des Montagnes Vertes au Vermont, le refuge faunique national Missisquoi, les parcs et forêts d’État et provinciaux et d’autres parcelles protégées par les collectivités locales et les fiducies foncières contribuent tous à la santé de l’environnement et des collectivités du bassin.

Figure 20 | Plages publiques sur le lac Champlain et terres protégées dans son bassin hydrographique
Figure 20 | Plages publiques sur le lac Champlain et terres protégées dans son bassin hydrographique

Les réseaux de milieux humides naturelles dans ces territoires protégés assurent d’importante fonctions écosystémiques, notamment le stockage d’eaux souterraines, la réduction de la pollution et la régulation des crues. Une étude de 2016 du ruisseau Otter a montré que les milieux humides et les plaines inondables peuvent réduire de 78 % les dommages causés par les inondations sur une période de 10 ans, limitant considérablement les dommages matériels et les coûts de restauration.

Les territoires protégés jouent un rôle important dans la protection de la biodiversité et abritent de nombreuses espèces de plantes et d’animaux bénéfiques à la santé humaine. Des études ont montré que le virus du Nil occidental se propage plus facilement dans les zones à faible diversité d’oiseaux, alors qu’une plus grande diversité de petits mammifères peut limiter la propagation de la maladie de Lyme et l’hantavirus (virus présents chez certains rongeurs).

Lieux de ressourcement, d’inspiration et la subsistance, les territoires protégés sont vitaux pour la santé humaine.

Les habitants et visiteurs du bassin versant pratiquent la randonnée, le cyclisme, le camping, le ski, l’observation d’oiseaux, la pêche et la chasse sur les territoires protégés tout au long de l’année. La pandémie de COVID-19 a illustré l’importance de ces zones pour le bien-être physique et émotionnel de ceux qui les visitent.

Figure 21 | Fréquentation des parcs d’État et des terrains de camping dans le bassin du lac Champlain
Figure 21 | Fréquentation des parcs d’État et des terrains de camping dans le bassin du lac Champlain

Lorsque la pandémie a entraîné la fermeture des salles de sport et limité l’accès aux espaces publics intérieurs en 2020, les gens se sont précipités vers le plein air en nombre sans précédent. Dans l’État de New York et le Vermont, la plupart des terrains de camping des parcs d’État ont ouvert un mois plus tard que d’habitude en 2020, avec des restrictions de capacité allant de 50 à 75 %. Malgré ces restrictions, la fréquentation a atteint le niveau des années précédentes, ce qui montre l’importance de nos infrastructures de camping publiques (Figure 21). Les statistiques d’utilisation des sentiers de l’Adirondack Mountain Club (ADK) et du Green Mountain Club (GMC) indiquent que les territoires protégés du bassin ont connu une très forte fréquentation. Le mont Marcy, le point le plus élevé du bassin, dans l’État de New York, a connu un nombre record de randonneurs en 2020, avec une moyenne journalière de 111 personnes au sommet en juillet et août.

Photo: LCBP

Les gestionnaires intendants ont compté plus de 300 visiteurs les samedis ensoleillés. Dans le Vermont, le GMC a indiqué un bond de 35 % de fréquentation du Long Trail en 2020 ainsi qu’une augmentation de 80 % de l’utilisation des refuges en septembre 2020.

Les conséquences de cette fréquentation accrue étaient visibles en 2020. Les gestionnaires ont constaté une plus grande quantité de déchets le long des sentiers et le surplus de visiteurs à aggravé les problèmes existants d’érosion, d’encombrement et autres conflits entre utilisateurs. Les gestionnaires de ces territoires s’attendent à la poursuite de ces tendances. La fréquentation de la région des High Peaks (hauts sommets) dans les Adirondacks a connu une croissance exponentielle au cours des 20 dernières années et la pandémie de COVID-19 a exacerbé les défis associés. Cette affluence s’est traduite par un fort degré d’érosion, de conflits et autres effets négatifs pour ce réseau de sentiers. En janvier 2020, le New York High Peaks Strategic Planning Advisory Group (groupe consultatif de planification stratégique) a préconisé une série de mesures immédiates en réponse à ce surplus de fréquentation, notamment la mise en œuvre d’un programme pilote de navettes vers les départs de sentiers, une meilleure coordination inter organismes concernant le stationnement et la sécurité des piétons, l’installation d’un plus grand nombre de toilettes portatives et une augmentation du nombre de programmes de sensibilisation à la protection de l’environnement et aux principes « Sans Trace ».